Bonjour à toutes,
Cela fait déjà presque 10 mois que je travaille sur ce projet et pourtant j’ai le sentiment de n’en être qu’aux prémices.
Ma résidence à Busan approche. Mes billets sont pris. J’atterris le 1er septembre.
Bonne nouvelle, j’ai récupéré mon nouveau passeport donc je ne stresse plus à l’idée qu’il soit périmé moins de 6 mois après mon départ prévu pour fin novembre.
Cela fait un certain moment que j’ai discuté avec vous et je réalise que je ne vous ai pas donné beaucoup de nouvelles depuis.
Aussi je me suis dit que j’allais créer un blog et vous envoyer une newsletter hebdo pour vous tenir au courant de l’avancement du projet et surtout continuer à échanger car je souhaite que ce projet soit aussi collaboratif que possible.
Avant de commencer, je me suis dit que je pourrais me présenter un peu plus en détail et vous expliquer comment j’en étais arrivée à ce projet.
Les premières années
Tout débute un vendredi, le 28 août 1970, Paris 17ème. À cette époque, mes parents habitaient un petit appartement – en fait 2 appartements, un pour la cuisine/salon et un pour les chambres et la salle de bain, de chaque côté du palier, mais pas en face – dans le 3ème arrondissement de Paris, pas loin de République.
À 6 ans, mes parents déménagent en Bretagne, dans le village maternel : Pléchâtel, à 30 km au sud de Rennes. Déménagement douloureux, pertes de repères. J’ai toujours dit que dès que j’aurais le bac je retournerais à Paris. Ce que j’ai fait.
Formation et premiers pas professionnels
Je passe sur une adolescence compliquée, marquée par des changements familiaux et le décès de mon père à 16 ans.
Comme annoncé, à 18 ans, je repars à Paris et j’atterris en fac de Sciences Éco à Dauphine sans trop savoir pourquoi, sauf que c’est la première fac qui m’a acceptée.
Après un DESS Contrôle de Gestion et Systèmes d’Information à l’IAE de Rennes (et oui, j’ai fini par revenir), je travaille en contrôle de gestion chez EDF, d’abord à la Plaine-Saint-Denis puis à la centrale du Bugey près de Lyon. J’y reste 6 ans avant de démissionner et de rejoindre General Electric (GE) à Belfort.
L’appel de l’international
Mon rêve a toujours été de vivre aux États-Unis. Ne voyant pas l’opportunité se présenter, je postule et j’obtiens un visa pour le Canada. Finalement, la personne que j’avais remplacée à Belfort me recommande, et en 2003 je suis mutée au siège de GE à Fairfield dans le Connecticut.
Adaptation plus difficile que prévue – je pense toujours que les choses vont être plus faciles qu’en réalité. Avec le recul, je me dis que c’est une force. L’expérience se révèle enrichissante et j’y reste 6 ans.
Carte verte en poche, je pensais faire ma vie là-bas mais la crise de 2008 passe par là et je rentre en France. On pense toujours que rentrer dans son pays va être facile mais pas du tout. J’ai le mal du pays et ce pays ce sont les Etats-Unis.
La quête de sens
Je travaille énormément (10h par jour en moyenne, peu de vacances). J’ai un boss qui m’appelle pratiquement tous les soirs à 21h depuis les États-Unis – « a jerk » comme on dit là-bas. Ça arrive malheureusement partout. Entre la crise, le retour en France et une pression constante, je me dis que je vais faire la même chose jusqu’à la fin de ma vie et cela me devient insupportable.
Et puis, l’idée de mon père, décédé à 47 ans, me hante. J’en ai 40 et je me dis que la vie est trop courte. J’envoie mon boss boulé et je change de poste. Mon nouveau manager est très sympa, Canadien d’ailleurs.
La révélation photographique
Je prends des cours de photo le week-end et, fin 2011, alors que je suis en voyage à New York, je me trouve devant l’International Center of Photography (ICP) et je me dis : « C’est là que je veux être ».
En rentrant, je demande un congé sabbatique – mon manager soutient mon projet, et je prépare mon dossier de candidature. Mon congé est accepté mais je suis sur liste d’attente. Pas de plan B, je m’accroche et renvoie de nouvelles photos prises lors d’un voyage au Japon. Mon dossier est finalement accepté et je démarre ma formation en septembre 2012. J’y rencontre Dasom, la vingtaine, qui est coréenne.
Nouveau départ américain
La formation dure un an mais je ne rentrerai pas en France. J’avais déjà déménagé toutes mes affaires et ma chatte Prunelle. Je négocie mon départ et je vis sur mes économies pendant 2 ans. J’essaie de faire du conseil mais je suis nulle en commercial et je ne trouve pas de mission. Par hasard dans un café à Brooklyn, je rencontre une femme qui travaille à l’Alliance Française. Ils font un appel d’offre pour une formation sur les différences culturelles. Je m’investis à fond et je décroche le contrat.
Le retour et la renaissance professionnelle
En 2014, ma mère tombe gravement malade. Pendant 2 ans, elle fait des allers-retours à l’hôpital et moi des allers-retours en France. A la fin de l’été 2015, je décide de rentrer en France pour m’occuper d’elle. Elle décède alors que je suis en train de faire mes cartons. Retour difficile, sans emploi, sans argent. Une amie de ma mère m’héberge pendant un an et je commence une nouvelle carrière de manager de transition car je ne veux pas repartir en CDI.
Je débute ma première mission chez Valeo en 2016. Ils viennent de racheter plusieurs entreprises et je les aide dans le processus d’intégration. Je voyage beaucoup : États-Unis, Mexique, Allemagne, Chine, Afrique du Sud, Brésil… et la Corée du Sud en 2018.

Dans les prochains post, je vous raconterai comment cette première découverte de la Corée m’a amené au projet actuel.


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