Korean_Puzzle

Research project on women over 45 who are passionate about South Korea

Projet de recherche sur les femmes de plus de 45 ans passionnées de Corée du Sud

Le puzzle coréen explore le paradoxe entre les femmes occidentales de plus de 45 ans fascinées par la Corée et les jeunes Coréennes qui rêvent de partir.

This blog is dedicated to the women participating in this research project on the appeal of South Korea among women—mostly French-speaking—over the age of 45. Often overlooked, their enthusiasm is poorly documented in the numerous studies that examine the Hallyu (Korean wave) phenomenon.

It also aims to contrast this enthusiasm with the desire of a younger generation of Korean women to live abroad. 

How can the same country generate such contrasting feelings of attraction and rejection?

These are the questions that underpin this collaborative project.

Premier voyage en Corée en 2018

Bonjour à toutes,

Dans le précédent post, je vous parlais de mon 1er séjour en Corée en 2018. Je travaillais alors pour Valeo et je suis allée à Daegu.

Daegu est une ville industrielle au sud-est de la Corée, un peu au-dessus de Busan dans les terres. J’ai également profité de ce séjour pour passer quelques jours à Séoul.

Premier contact professionnel

Valeo avait depuis plus de dix ans une joint-venture avec une société coréenne et souhaitait qu’elle s’aligne sur ses procédures en matière de gestion de la trésorerie.

J’ai gardé de cette brève expérience du monde du travail coréen une impression d’une société extrêmement hiérarchisée et protocolaire. Une découverte fascinante, même si parfois déroutante.

À midi, une sonnerie a retenti et tout le monde s’est précipité – et précipité est le bon mot – à la cantine pour déjeuner. Enfin tout le monde sauf le directeur financier et les autres directeurs car eux déjeunaient dans une cantine à part où ils étaient servis à table. Pour le reste des employés, la cantine ressemblait plutôt aux restaurants universitaires des années 90.

Après le repas pris rapidement, tout le monde s’est de nouveau élancé vers les bureaux pour faire une petite sieste. Mes collègues français et moi-même en avons profité pour sortir acheter un café. Une nouvelle sonnerie a marqué la reprise du travail.

Une troisième a retenti dans l’après-midi pour marquer la pause. Je me suis demandé si tous les ouvriers allaient alors aux toilettes en même temps.

L’anecdote de la cantine me rappelle la conférence de Sébastien Falleti, journaliste au Figaro, au Centre Culturel Coréen en mars (que vous pouvez revoir sur le lien https://www.youtube.com/watch?v=cx1sbNULW24). Il y évoque le fait que les rues de Séoul se remplissent dès midi car tout le monde sort déjeuner en même temps. Certaines choses ne changent pas.

Lors des réunions j’étais la seule femme hormis ma traductrice, que je soupçonne de ne pas avoir tout traduit pour ne pas froisser mes interlocuteurs – ce partenaire ne voyais pas pourquoi il devait suivre les mêmes procédures que Valeo, ce en quoi il n’avait pas tort.

Les gens sortaient tard du travail mais je les voyais aussi passer beaucoup de temps sur leur téléphone pendant la journée. J’ai supposé qu’il était mal vu de partir avant le chef.

Et puis il y a eu cette discussion avec une jeune femme en V.I.E qui s’était fait réprimandée parce qu’elle avait parlé directement à son N+2 sans passer par son N+1, qui n’était pas là car il devait être tard le soir ou le week-end je ne me souviens plus. Toute cette histoire était remontée assez haut et il avait fallu que le directeur financier français intervienne auprès de son homologue coréen pour calmer tout le monde.

En rentrant au siège à Paris, je leur ai dit que je ne pensais pas que le partenaire allait changer quoi que ce soit à ses pratiques à moins que le directeur financier du groupe aille lui-même en Corée, ce qu’il n’a pas fait.

Découverte de Séoul

À Séoul, je logeais près du grand palais royal Gyeongbokgung et j’ai fait les principales attractions touristiques. Étonnamment, je n’ai pas perçu l’immensité de la ville comme lors de mon second séjour. J’ai beaucoup aimé me promener le long de Cheonggyecheon, de jour comme de nuit. J’ai aussi apprécié les différents marchés couverts et les marchés aux puces (Seoul Folk Flea Market).

Impressions culturelles et artistiques

J’ai été impressionnée par la qualité des expositions dans les musées (je conseille le Leeum museum et le Ilmin museum).

J’ai été étonnée de voir autant de projets de jeunes artistes coréens qui portaient sur l’occupation japonaise (notamment au Arko Art Center). A l’époque, je ne savais pas grand-chose de la Corée et je n’avais pas réalisé combien l’occupation japonaise avait été brutale. Mon hôtel n’était pas loin de la fameuse statue dédiée aux « comfort women ».

Je me suis bien sûr assise à la place réservée aux femmes enceintes dans le métro. J’ai bien senti des regards appuyés mais je me demandais bien pourquoi jusqu’à ce que je reprenne le métro et réalise que ces sièges étaient recouverts d’un tissu rose. Moment de gêne intense ! J’avais repéré les sièges réservés aux personnes âgées mais j’étais étonnée du fait que quand toutes ces places étaient prises et qu’une personne âgée entrait dans le métro, personne ne se levait pour lui laisser sa place.

Ce fut un séjour bref et intense, un petit choc culturel.

Vers une nouvelle formation

En 2019, poussée par le désir de développer ma pratique artistique, j’ai entrepris un Master of Fine Arts en formation continue, toujours aux États-Unis, cette fois à Ithaca dans le nord de l’état de New York.

C’est là que j’ai rencontré Shantal, mon autre amie coréenne, qui allait devenir la raison de mon second voyage en Corée – un voyage bien différent du premier, sur lequel je reviendrai dans mon prochain post.

La suite au prochain épisode : comment une amitié née dans les collines d’Ithaca m’a ramenée en Corée, cette fois avec un regard tout à fait différent…

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