Korean_Puzzle

Research project on women over 45 who are passionate about South Korea

Projet de recherche sur les femmes de plus de 45 ans passionnées de Corée du Sud

Le puzzle coréen explore le paradoxe entre les femmes occidentales de plus de 45 ans fascinées par la Corée et les jeunes Coréennes qui rêvent de partir.

This blog is dedicated to the women participating in this research project on the appeal of South Korea among women—mostly French-speaking—over the age of 45. Often overlooked, their enthusiasm is poorly documented in the numerous studies that examine the Hallyu (Korean wave) phenomenon.

It also aims to contrast this enthusiasm with the desire of a younger generation of Korean women to live abroad. 

How can the same country generate such contrasting feelings of attraction and rejection?

These are the questions that underpin this collaborative project.

Week 42 – Essais et erreurs

Cette semaine a été pleine de surprises et de belles découvertes. Après l’essoufflement de la semaine dernière, j’avais besoin de sortir du studio, de rencontrer, d’explorer. Et la Corée m’a offert exactement ce dont j’avais besoin.

Rencontre avec Marie-France

Lundi, j’ai rencontré Marie-France, venue du Québec pour son premier voyage en Corée. 

Ensemble, nous avons visité le temple de Yonggungsa situé en bord de mer. Dès 9h du matin, c’était bondé de touristes et le lieu perdait un peu de sa magie. 

Après un café face à la plage de Songjeong, puis une visite à l’atelier Naughty Muse, nous avons déjeuné chez 송정 원가야밀면 (où travaille Jasper) d’un plat de nouilles froides Milmyeon (밀면), avant de prendre la Blue Line qui longe la côte entre Songjeong et Haeundae.

Nos discussions ont éclairé mon positionnement face à ce projet et les motivations qui poussent les femmes de nos âges vers la Corée. Il me semble que cette période de la vie est une grande phase de transition, comme l’est le passage à l’âge adulte, et que le passage par l’Autre est parfois nécessaire pour se comprendre et se retrouver soi-même.

Une balade en moto révélatrice

Vendredi, le mari d’Anna m’a emmenée faire une balade en moto. Nous avons quitté Songjeong pour explorer l’arrière-pays.

Nous avons d’abord traversé la campagne qui borde la ville, puis nous nous sommes arrêtés dans un petit temple perché en flanc de montagne, magique dans sa solitude. 

Nous avons ensuite traversé la ville de Cheolma-myeon, célèbre pour son bœuf, puis la forêt d’Ahopsan avant de rejoindre la côte. Cette route côtière m’a rappelé Jeju avec tous ces jolis cafés parsemés en bord de mer. Nous sommes passés devant le Jukseong Dream Open Set qui a apparemment servi de décor à un drama.

Cette balade hors des zones urbaines m’a fait beaucoup de bien car cette Corée rurale, tranquille, hors des sentiers battus n’est pas facile d’accès quand on voyage seule et qu’on ne parle pas coréen. 

Apprendre de l’échec

Samedi, essais de sérigraphie avec Anna. Un échec complet : images qui ne s’imprimaient pas proprement, papiers de différentes tailles qui compliquaient l’alignement des écrans, rien n’a fonctionné.

Mais paradoxalement, on s’est bien amusées. La sérigraphie, comme la photographie argentique, demande de lâcher prise, d’accepter l’accident, l’imperfection.

Le soir j’ai retravaillé les scans des photos prises avec le Lomokino au marché de Jagalchi et réalisé un petit montage vidéo. Le côté bricolage du Lomokino et les scans de mauvaise qualité apportent en fait beaucoup au projet, loin de cette image de perfection que veut donner la Corée.

Paradoxalement c‘est peut-être ce lâcher-prise que les femmes que je rencontre viennent chercher en Corée. Elles acceptent le dépaysement, l’imperfection de ne pas parler la langue, l’inconfort de ne pas tout comprendre.

Cette semaine m’a aussi fait découvrir d’autres facettes de la scène culturelle busanaise : l’exposition Island People Silence au Yosan Kim Jeong-han Literature Museum, la biennale de photographie de Daegu avec sa belle section livres photos, et même un concert jazz-classique surprenant.

Aujourd’hui, dimanche, a lieu le marathon de Busan et notre workshop sur le cyanotype. Je continue d’explorer, d’essayer, de me tromper.

Un petit aperçu du dernier edit des photos.

Week 42 – Trial and Error

This week has been full of surprises and beautiful discoveries. After last week’s exhaustion, I needed to get out of the studio, to meet people, to explore. And Korea offered me exactly what I needed.

Meeting Marie-France

On Monday, I met Marie-France, who came from Quebec for her first trip to Korea.

Together, we visited Yonggungsa temple located by the sea. At 9 a.m., it was already crowded with tourists and the place lost a bit of its magic.

After a coffee facing Songjeong beach, then a visit to the Naughty Muse studio, we had lunch at 송정 원가야밀면 (where Jasper works) of a cold noodle dish called Milmyeon (밀면), before taking the Blue Line that runs along the coast between Songjeong and Haeundae.

Our discussions enlightened my positioning regarding this project and the motivations that drive women our ages towards Korea. It seems to me that this period of life is a major phase of transition, like the passage to adulthood, and that sometimes it is necessary to go through the Other in order to understand and find oneself oneself..

A Revealing Motorcycle Ride

On Friday, Anna’s husband took me for a motorcycle ride. We left Songjeong to explore the countryside.

We first rode through the villages bordering the city, we stopped at a small temple perched on a mountainside, magical in its solitude.

We then crossed the town of Cheolma-myeon, famous for its beef, and drove through the Ahopsan forest before reaching the coast. The coastal road reminded me of Jeju with all these pretty cafés scattered along the seaside. We passed by the Jukseong Dream Open Set which apparently served as a backdrop for a drama.

This ride outside urban areas brought some fresh air, visiting a quiet, off the beaten path Korea was great as it is not easy to access when you travel alone and don’t speak Korean.

Learning from Failure

Saturday, screen printing tests with Anna. A complete failure: images that didn’t print cleanly, papers of different sizes that complicated the alignment of screens, nothing worked.

We still had a great time and laughed a lot. Screen printing, like film photography, requires letting go, accepting accident, imperfection.

In the evening I reworked the scans of photos taken with the Lomokino at Jagalchi market and made a small video montage. The DIY aspect of the Lomokino and the poor quality scans actually bring a lot to the project, far from this image of perfection that Korea wants to project.

Paradoxically, it’s perhaps this letting go that the women I meet seek in Korea. They accept disorientation, the imperfection of not speaking the language, the discomfort of not understanding everything.

This week also made me discover other facets of Busan’s cultural scene: the Island People Silence exhibition at the Yosan Kim Jeong-han Literature Museum, the Daegu photography biennial with its beautiful photobook section, and even a surprising jazz-classical concert.

Today, Sunday, the Busan marathon takes place and we have our cyanotype workshop. I continue to explore, to try, to make mistakes.

See you next week – perhaps with new instructive errors.

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