Korean_Puzzle

Research project on women over 45 who are passionate about South Korea

Projet de recherche sur les femmes de plus de 45 ans passionnées de Corée du Sud

Le puzzle coréen explore le paradoxe entre les femmes occidentales de plus de 45 ans fascinées par la Corée et les jeunes Coréennes qui rêvent de partir.

This blog is dedicated to the women participating in this research project on the appeal of South Korea among women—mostly French-speaking—over the age of 45. Often overlooked, their enthusiasm is poorly documented in the numerous studies that examine the Hallyu (Korean wave) phenomenon.

It also aims to contrast this enthusiasm with the desire of a younger generation of Korean women to live abroad. 

How can the same country generate such contrasting feelings of attraction and rejection?

These are the questions that underpin this collaborative project.

Week 4 – Et toujours des parapluies

Bonjour à toutes,

La saga des parapluies continue. Comme vous le savez, j’ai choisi de développer la scène récurrente du parapluie dans les séries coréennes comme symbole de l’idée d’amour inconditionnel et de protection véhiculée par les K-dramas. En dehors de cela, j’ai passé un excellent moment avec Jocelyne mercredi dernier sous un beau soleil. Nous avons déjeuné dans un restaurant vietnamien de mon quartier (désolée pour les inconditionnelles de la cuisine coréenne), que j’aime beaucoup, Do et Riz.

Conférences sur la Corée

J’ai également assisté à plusieurs conférences dont deux à la librairie Le Phénix sur la Corée. La première était notamment avec Vincenzo Cicchelli et Sylvie Octobre qui viennent de diriger un numéro de la revue Saison sur les K-dramas (acheté mais pas encore lu), et hier avec Pascal Dayez Burgeon sur son dernier ouvrage La dernière vague coréenne.

Dans les deux cas, ce qui m’a particulièrement frappée, c’est la formidable curiosité des Coréens et leur capacité à s’inspirer d’autres cultures.

Cela me rappelle une discussion avec une artiste française basée à Séoul, Zoé Constans, qui a étudié l’illustration là-bas. Elle me parlait de cette capacité à aller chercher ce qui se fait de mieux partout dans le monde, sans préjugés. Le leader de BTS avait d’ailleurs mentionné ce fait lors de son discours au sommet de l’APEC en octobre à Gyeongju.

A propos de BTS, j’ai essayé d’avoir des places pour leur concert à Paris…sans succès malheureusement. Si vous avez des plans pour 2 places, je suis preneuse.

Les parapluies de Corée

Pour revenir à mes parapluies. Je travaille sur une vidéo. J’expérimente notamment avec de l’image et du texte, ce qui se ferait sans doute facilement si j’étais capable de programmer dans des outils vidéos. Je suis “analogue” dans ce domaine, ce qui me prend un temps fou – mais m’oblige aussi à une forme de lenteur et d’attention qui fait désormais partie intégrante de mon processus.

Pour une autre partie de la vidéo j’ai sélectionné 12 clips et je travaille à un texte pour mettre en avant les scènes les plus marquantes selon moi (parmi celles pour lesquelles j’ai vu la série ou tout du moins une grande partie – je l’avoue, je ne les ai pas toutes terminées).

Les 6 scènes que je pense mettre en avant sont:

  • Goblin (Guardian: The Lonely and Great God, 2016), la pluie agit ici comme un révélateur des émotions, le parapluie – ou plutôt celui qui le tient – offre à l’autre un espace protégé où il peut partager ses émotions en lui apportant réconfort et apaisement;
  • Something in the rain (2018), où le parapluie permet le rapprochement des corps et fait naître une intimité encore fragile ;
  •  King the Land (2023), pour moi, c’est l’archétype absolu de la scène de parapluie. Tous les codes y sont réunis : la pluie, la presque chute, les regards qui se croisent, le ralenti sur l’instant suspendu – on s’attendrait à un baiser – avant que la caméra ne s’éloigne et ouvre la vue sur la ville nocturne ;
  • Business Proposal (2022, la série reprend les clichés du conte de Cendrillon, mais les détourne avec humour. Ici, c’est la femme qui tient le parapluie et protège son compagnon de sa peur traumatique de la pluie. Un renversement discret, mais significatif. ;
  • Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo (2016), scène iconique, sans parapluie, qui représente parfaitement l’idée de protection et d’amour inconditionnel. En couvrant celle qu’il aime de sa cape, le prince accepte de se mouiller lui-même. Par ce geste, il révèle ses sentiments et défie les injonctions de sa famille ;
  •  Record of Youth (2020) C’est peut-être la scène que je préfère. Là encore, pas de parapluie. Mais il y a la joie simple d’être ensemble, sans que l’un n’ait à protéger l’autre autrement que par sa présence. Aucun rapport de force, aucune hiérarchie : seulement un partage de vulnérabilité.

Je vous laisse car j’ai encore beaucoup de montage à faire. 

N’hésitez pas si vous avez des commentaires ou des questions sur mes choix de scènes et mon interprétation, vous avez le droit de ne pas être d’accord.

A bientôt

Karine

Week 4 – Umbrellas still.

Hello everyone,

The umbrella saga continues. As you know, I chose to explore the umbrella scene in Korean series as a symbol of unconditional love and protection conveyed by the K-dramas. Apart from that, I had a wonderful time with Jocelyne last Wednesday under a beautiful sunshine. We had lunch at a Vietnamese restaurant in my neighbourhood (sorry to the Korean food lovers out there) that I really like, called Do et Riz.

Conferences on Korea

I attended several conferences, including two at the Le Phénix bookstore on Korea. The first was with Vincenzo Cicchelli and Sylvie Octobre, who recently edited an issue of Saison magazine focusing on K-dramas (purchased but not yet read), and yesterday with Pascal Dayez Burgeon on his latest book, La dernière vague coréenne (The Last Korean Wave).

In both cases, what particularly struck me was Koreans’ tremendous curiosity and their ability to draw inspiration from other cultures.

This reminds me of a discussion I had with Zoé Constans, a French artist based in Seoul who studied illustration there. She told me about this ability to seek out the best from around the world, without prejudice. The leader of BTS also mentioned this during his speech at the APEC summit in Gyeongju in October.

Speaking of BTS, I tried to get tickets for their concert in Paris…unfortunately without success. If you have plans for two tickets, I’m interested.

Korean’s umbrellas

Back to my umbrellas. I’m working on a video. I’m experimenting with images and text, which would probably be easier if I knew how to program in video software. But I’m “analog” in this area, which takes me forever – though it also forces me to slow down and pay attention, which is an integral part of my process.

For another part of the video, I have selected 12 clips and am working on a text to highlight the scenes that I find most striking (among those for which I have seen the series or at least a large part of it – I admit, I haven’t finished them all).

The six scenes I would like to highlight are:

– Guardian: The Lonely and Great God (2016), where rain acts as a catalyst for emotions, and the umbrella – or rather the person holding it – offers the other person a safe space where they can share their feelings, providing them comfort and reassurance.

– Something in the Rain (2018), where the umbrella allows a new kind of intimacy bringing the bodies closer to each other.

– King the Land (2023), for me, the absolute archetype of the umbrella scene. All the codes are there: the rain, the near fall, the glances, the slow motion on the suspended moment – we even expect a kiss – before the camera pulls back and opens up the view of the city at night.

– Business Proposal (2022), takes the clichés of the Cinderella story and subverts them with humor. Here, it is the woman who holds the umbrella and protects her companion from his traumatic fear of rain. A subtle but significant reversal.

– Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo (2016), an iconic scene without an umbrella, perfectly represents the idea of protection and unconditional love. By covering the woman he loves with his cape, the prince accepts to get wet himself. Through this gesture, he reveals his feelings and defies his family’s orders.

– Record of Youth (2020), perhaps my favorite scene. Again, there is no umbrella here. Only the simple joy of being together, without one having to protect the other other than by their presence. No power struggle, no hierarchy: just a sharing of vulnerability.

I’ll leave you now as I still have a lot of editing to do. 

Feel free to comment or ask questions about my choice of scenes and my interpretation—you’re entitled to disagree.

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