Korean_Puzzle

Research project on women over 45 who are passionate about South Korea

Projet de recherche sur les femmes de plus de 45 ans passionnées de Corée du Sud

Le puzzle coréen explore le paradoxe entre les femmes occidentales de plus de 45 ans fascinées par la Corée et les jeunes Coréennes qui rêvent de partir.

This blog is dedicated to the women participating in this research project on the appeal of South Korea among women—mostly French-speaking—over the age of 45. Often overlooked, their enthusiasm is poorly documented in the numerous studies that examine the Hallyu (Korean wave) phenomenon.

It also aims to contrast this enthusiasm with the desire of a younger generation of Korean women to live abroad. 

How can the same country generate such contrasting feelings of attraction and rejection?

These are the questions that underpin this collaborative project.

Week 36 – 1ère semaine

Et voilà, cela fait une semaine que je suis à Busan. Une semaine d’adaptation, de découvertes et de premiers questionnements.

Installation à la résidence

J’ai rencontré la plupart des autres artistes qui seront avec moi à Naughty Muse Studios pour ce mois de septembre. L’ambiance est stimulante, et le cadre charmant.

Je reviens juste de la présentation de Kathleen Hurley Liao qui termine sa résidence de 3 mois par une exposition chez Arise Artspace. Très beau travail de peinture abstraite inspirée du jazz, on y voit l’influence de Busan.

J’ai passé du temps au studio à reprendre mes notes et à réécouter les interviews avec les femmes que j’ai rencontrées depuis la France pour ce projet. J’aimerais utiliser des fragments de ces échanges pour créer une voix off pour une vidéo. 

Explorations urbaines et défis techniques

Pour l’instant, j’ai en tête de faire des prises de vues de la vie quotidienne dans plusieurs lieux de Busan. J’ai fait quelques tests cette semaine, notamment une compilation de mon après-midi d’hier dans le quartier de Seomyeon.

Je teste un appareil argentique acheté avant de partir, un Lomokino. C’est un appareil très basique qui fonctionne comme une caméra manuelle – il enregistre environ 144 images pour une pellicule standard de 36 poses. J’aime l’aspect haché des images et le rendu imprévisible.

Problème : je ne suis pas encore au point sur les réglages et j’ai acheté des pellicules de 400 ASA, bien adaptées au climat européen, mais pas au soleil éblouissant de la Corée. Résultat : mes photos sont sorties surexposées. Le labo où je les ai fait développer m’a d’ailleurs envoyé un message en me conseillant de relire le manuel !

Mais finalement j’aime bien ce côté un peu passé des photos.

Ce qui m’a bluffée, c’est la rapidité et la facilité du développement. Même si les scans ne sont pas de très grande qualité, tout se fait via l’application Kakao Talk et je reçois mes fichiers 2h après. 

Routine et découvertes

J’ai établi ma petite routine matinale : à peine levée, j’enfile le maillot, je mets ma crème solaire et je vais piquer une tête à la plage de Haeundae. J’ai même essayé le Red Clay Path, petite marche méditative pieds nus dans la boue rouge.

Mais je dois dire que je préfère encore la plage de Songjeong où se trouve la résidence. Une petite plage tranquille, le coin des surfeurs, au bout de la Blue Line. 

J’ai d’ailleurs voulu suivre cette ligne en marchant l’autre jour mais il faisait tellement chaud (il n’était pourtant que 10h30 du matin) que j’ai fini par prendre le train.

J’ai passé pas mal de temps dans les quartiers de Jeonpo et Seomyeon où se trouve le labo photo. L’idée m’a même prise de pousser jusqu’au Busan Citizens Park jeudi après-midi en plein cagnard. Il y avait moi et 3 autres personnes. Désormais, moi aussi je promène mon parapluie même quand il ne pleut pas.

Défis et réflexions

Je réfléchis aux styles de portraits que j’aimerais réaliser, à la fois avec les femmes occidentales et les femmes coréennes. Pour l’instant, je peine encore à prendre des contacts avec des femmes coréennes. Pas facile quand on ne parle pas la langue. Du coup, j’ai crée un questionnaire et j’ai demandé à mon amie D. de le revoir pour la traduction coréenne et aussi pour éviter les faux-pas culturels.

Je profite de mes trajets en bus ou en métro pour essayer de déchiffrer les publicités et messages inscrits un peu partout. Ce soir, je révisais mes chiffres en rentrant de la galerie. J’espère que ces 3 mois feront avancer ma pratique du coréen.

Aujourd’hui j’ai appris le mot 바다 océan sur une publicité pour la bibliothèque de Busan.

Prochaines étapes

Cette semaine, je vais à Daegu, Gyeongju et Ulsan avec C., rencontrée via une amie commune qui elle aussi s’intéresse à la Corée. J’espère pouvoir réaliser mes premiers portraits avec elle lors de ce voyage – ce sera un test important pour la suite de mon projet.

Voilà, c’est tout pour cette semaine.

N’hésitez pas à partager vos impressions ou suggestions. Vos retours nourrissent ma réflexion !

À bientôt

First Week

It’s been a week already.  A week of adjustment, discovery, and initial questions.

Settling into the residence

I’ve met most of the other artists who will be with me at Naughty Muse Studios for the month of September. The atmosphere is stimulating, and the setting charming.

I’m coming back from Kathleen Hurley Liao’s artist talk, who is ending her three-month residency with an exhibition at Arise Artspace. Her beautiful abstract paintings are inspired by jazz, and you can see the influence of Busan.

I spent some time in the studio reviewing my notes and listening again to the interviews with the women I met in France for this project. I would like to use fragments of these conversations to create a voice-over for a video.

Urban explorations and technical challenges

For now, I plan to make videos of Busan everyday life. I did some tests this week, including a compilation of my afternoon yesterday in the Seomyeon district.

I’m testing a film camera I bought before leaving, a Lomokino. It’s a very basic camera that works like a manual camera—it records about 144 images on a standard 36-exposure film. I like the choppy look of the images and the unpredictable results.

The problem is that I haven’t quite figured out the settings yet, and I bought 400 ASA film, which is well suited to the European climate but not so much for Busan’s dazzling sun. As a result, my photos came out overexposed. The lab where I had them developed even sent me a message advising me to reread the manual!

But in the end, I quite like the slightly faded look of the photos.

I was impressed by how quick and easy it was to develop the films. Even though the scans aren’t very high quality, everything is done via the Kakao Talk app and I received my files two hours later.

Routine and discoveries

I’ve established a morning routine: as soon as I get up, I put on my swimsuit, apply sunscreen, and go for a dip at Haeundae Beach. I even tried the Red Clay Path, a short meditative walk barefoot in the red mud.

But I have to say that I still prefer Songjeong Beach, where the residency is located. It’s a quiet little beach, a surfer’s paradise, at the end of the Blue Line. 

I wanted to follow the line on foot the other day, but it was too hot (even though it was only 10:30 in the morning) and I ended up taking the train.

I spent quite a bit of time in the Jeonpo and Seomyeon neighborhoods, where the photo lab is located. I even decided to push on to Busan Citizens Park on Thursday afternoon in the blazing sun. There were three other people there besides me. Now I understand why people carry their umbrella even when it’s not raining.

Challenges and reflections

I am thinking about the styles of portraits I would like to create, both with Western women and Korean women. For now, I am still struggling to make contact with Korean women. It’s not easy when you don’t speak the language. I created a questionnaire and asked my friend D. to review it for the Korean translation and to avoid any cultural faux pas.

I take advantage of my bus and subway rides to try to decipher the advertisements and messages posted everywhere. Tonight, I reviewed my numbers on my way home from the gallery. I hope these three months will help me improve my Korean.

Today I learned the word 바다, meaning ocean, from an advertisement for the Busan library.

Next steps

This week, I’m going to Daegu, Gyeongju, and Ulsan with C., whom I met through a mutual friend who is also interested in Korea. I hope to take my first portraits with her during this trip—it will be an important test for the rest of my project.

That’s all for this week.

Feel free to share your thoughts or suggestions. Your feedback helps me reflect on my work!

See you soon!

Posted in

2 responses to “Week 36 – 1ère semaine”

  1. isabelle morel Avatar
    isabelle morel

    Petit coucou de Saumur J’espère que tu apprécieras Gyongju. Pour des femmes coréennes, as tu contacté Romain (Jeju). Sa femme est coreenne. Tu peux essayer de joindre par instagram julien_min_yung. Il est coréen mais a vécu en France. Il est revenu près de Busan voilà près de 3 ans auprès de sa sœur coreenne qui ne parle pas le français. Il pourra peut-être d’aider. Il y a aussi mon enseignante de coréen mais elle est en France.  Dis moi quoi.Tiens moi au courant. Amicalement  Isabelle 

    Like

    1. karine.baptiste Avatar

      Merci pour ces recommandations. Je vais les contacter. Si ton enseignante connait des jeunes femmes qui seraient d’accord pour échanger je veux bien. Je suis à Busan mais je peux bouger. Je devrais aller à Seoul en octobre et aussi les 15-16 novembre.

      Like

Leave a reply to karine.baptiste Cancel reply