Cette semaine a passé vite. J’ai passé beaucoup de temps au studio et pourtant je n’ai pas le sentiment d’avoir avancé. Peut-être parce que le travail que je fais actuellement est moins visible, moins spectaculaire.
Le travail invisible
La réécoute des interviews prend plus de temps que prévu mais se révèle très enrichissante. Je redécouvre des aspects de nos conversations que j’avais oubliés. Ce travail d’écoute minutieux est fatigant mais nécessaire.
J’ai aussi édité les scans de mes négatifs de Lomokino. C’est un travail très répétitif, image par image. Je dois dire que je n’aime pas trop tout ce travail de post-production, mais c’est le prix à payer pour donner forme au projet.

Chuseok à Songjeong
Je suis allée me promener plusieurs fois à la plage de Songjeong qui était plus animée que d’habitude, grande semaine pour les cours de surf. La mer était parsemée de tâches colorées.
Mon amie coréenne D. est passant en coup de vent. Son retour sur le projet a été très instructif. Elle a aimé les portraits et m’a conseillé de les insérer dans mes autres photos prises à Busan.
Questions de méthode
J’ai également suivi un atelier de cyanotype, animé par Anna, avec une artiste d’origine allemande qui vit à Busan depuis 8 ans. Très belle expérience.
Retour à l’essentiel
Face à cet essoufflement, je me suis dit qu’il fallait ralentir, revenir aux fondamentaux. Je me suis promenée plusieurs fois sur la plage, je me suis baignée ce matin – la mer était encore chaude. Ces moments de pause sont aussi importants que le travail au studio.
L’essoufflement, je crois, vient de cette tension : entre le désir de tout documenter et la nécessité de simplement vivre l’expérience.
Je réalise que je suis à mi-parcours de ma résidence. Le temps file. Il va falloir que je commence à penser à la forme finale que prendra ce projet et cela me stresse un peu.À la semaine prochaine – avec peut-être plus de clarté sur la direction à prendre.
Week 41 – A Bit Out of Breath
This week went by quickly. I spent a lot of time in the studio and yet I don’t feel this week has been productive. Perhaps because the work I’m doing now is less visible, less spectacular.
The Invisible Work
Re-listening to the interviews is taking longer than expected but proves very enriching. I’m rediscovering aspects of our conversations that I had forgotten. This meticulous listening work is tiring but necessary.
I’ve also edited the scans of my Lomokino negatives. It’s a very repetitive work, image by image. I must say I don’t really enjoy all this post-production tasks, but it’s the price to pay to give the project its form.
Chuseok in Songjeong
I visited Songjeong beach several times this week, which was more animated than usual – a big week for surf lessons! The sea was covered with colorful dots.
My Korean friend D. stopped by briefly. Her feedback on the project was very instructive. She liked the portraits and advised me to insert them among my other photos taken in Busan.
New printing methods
I also attended a cyanotype workshop, led by Anna, with an artist of German origin who has been living in Busan for 8 years. A great experience.
Back to Basics
Faced with this exhaustion, I told myself I needed to slow down, return to basics. I walked on the beach several times, went swimming this morning – the sea was still warm. These moments of pause are just as important as studio work.
The exhaustion, I believe, comes from this tension: between the desire to document everything and the need to simply live the experience.
I realize I’m at the midpoint of my residency. Time is flying. I’m going to have to start thinking about the final form this project will take, and that stresses me out a bit.
See you next week – perhaps with more clarity on the direction to take.




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