Cette semaine a été similaire à la dernière : beaucoup de temps passé à l’atelier pour imprimer les photos en sérigraphie. Mais aussi beaucoup de frustration et de questionnements.
Je réalise que le temps file. Il me reste quelques semaines et j’essaie de réfléchir à comment utiliser au mieux ce temps pour donner forme au projet.
Questionnement
Je me trouve face à un dilemne.
D’un côté, je trouve que les photos prises au Lomokino et imprimées en sérigraphie reflètent bien la démarche du projet. La physicalité du processus – imprimer chaque couleur primaire (jaune, rouge, bleu et noir) sur des écrans différents qui correspondent à chaque couche de peinture – évoque bien ce processus de découverte d’une autre culture, par strates successives.
Mais d’un autre côté, j’ai des doutes sur les photos de mes déambulations dans Busan et les portraits réalisés ici. Ces images reflètent ma perception de la Corée, ce qui m’intéresse visuellement dans ce pays. Pas nécessairement la vision qu’en ont les femmes que j’ai rencontrées.
Comment rendre compte de leurs visions de la Corée sans imposer mon point de vue ? C’est toute la question. Mon regard de photographe est-il un filtre qui déforme ou un prisme qui révèle ? Je ne sais pas.






La question de l’exposition
Avec Anna, qui dirige la résidence, on essaie de trouver un lieu pour exposer quelques travaux avant mon départ, mais je me suis décidée un peu tard.
J’ai fait de belles rencontres à l’Alliance Française et j’explore une possibilité d’exposition l’année prochaine.
Pause contemplative
Lundi soir, j’ai pu profiter d’une visite nocturne au temple de Tongdosa où se déroulait une fête des lumières. Le temple que j’avais découvert de jour avec Anna se transformait complètement : lanternes suspendues dans les arbres, projections sur les pavillons, atmosphère féérique.



Rencontres au studio
Je profite aussi des rencontres au studio, notamment avec Terri, une jeune professeure d’anglais sud-africaine et artiste talentueuse dont j’ai acheté une œuvre. Ces échanges et découvertes d’autres médiums nourrissent ma réflexion.
C’est tout pour cette semaine. Si vous avez des suggestions sur ce dilemme – comment représenter le regard de l’autre sans imposer le sien – n’hésitez pas à partager vos réflexions.
A bientôt
Week 44 – Everything’s Accelerating
This week has been similar to the last: a lot of time spent in the studio screen printing photos. But also a lot of frustration and questioning.
I realize that time is flying. I have a few weeks left and I’m trying to think about how to best use this time to give form to the project.
Questionning
I’m facing a dilmemna that troubles me.
On one hand, I find that the photos taken with the Lomokino and screen printed reflect the project’s approach well. The materiality of the process – printing each primary color (yellow, red, blue and black) on different screens that correspond to each layer of paint – resonates well with this process of discovering another culture through successive layers.
On the other hand, I have doubts about the photos of my wanderings in Busan and the portraits taken here. These images reflect my perception of Korea, what interests me visually in this country. Not necessarily the vision that the women I met have of it.
How to account for their visions without imposing my point of view? That’s the whole question. Is my gaze a filter that distorts or a prism that reveals? I don’t know.
The Question of the Exhibition
With Anna, who runs the residency, we’re trying to find a place to exhibit some work before I leave, but I decided a bit late. I realize I spent a lot of time on the process without thinking enough about the presentation.
I’ve had great meetings at the Alliance Française and I’m exploring the possibility of an exhibition next year.
Contemplative Pause
Monday evening, I enjoyed a nighttime visit to Tongdosa temple where a lantern festival was taking place. The temple that I had discovered by day with Anna was completely transformed: lanterns suspended in the trees, reflections on the pavilion, meditative atmosphere.
Studio Encounters
I’m also meeting a lot of great artists in the studio, particularly Terri, a young South African English teacher and talented artist whose work I purchased. These exchanges with other creators nourish my reflection.
That’s all for this week. If you have suggestions about this dilemma – how to represent the other’s gaze without imposing one’s own – don’t hesitate to share your thoughts.
See you soon

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