Korean_Puzzle

Research project on women over 45 who are passionate about South Korea

Projet de recherche sur les femmes de plus de 45 ans passionnées de Corée du Sud

Le Puzzle Coréen explore un phénomène contemporain peu documenté : l’engouement des femmes occidentales de plus de 45 ans pour la culture sud-coréenne.

This blog is dedicated to the women participating in this research project on the appeal of South Korea among women—mostly French-speaking—over the age of 45. Often overlooked, their enthusiasm is poorly documented in the numerous studies that examine the Hallyu (Korean wave) phenomenon.

It also aims to contrast this enthusiasm with the desire of a younger generation of Korean women to live abroad. 

How can the same country generate such contrasting feelings of attraction and rejection?

These are the questions that underpin this collaborative project.

Week 22 – Reprendre, observer, questionner

Il est presque 20h, le temps s’est rafraîchi, l’atmosphère est de nouveau respirable.

J’ai repris mes cours de coréen hier même si je suis de plus en plus larguée.

Je n’avais pas eu le courage d’y aller les deux semaines précédentes. J’étais incapable de me concentrer. Le professeur nous demande maintenant d’écrire ce qu’on a fait le week-end. J’ai bien du mal à former des phrases.

Je n’ai pas encore recommencé à travailler les matériaux du projet mais j’ai fait un dossier de candidature pour un programme de mentorat et j’ai envoyé une proposition à la galerie rennaise qui est intéressée par le projet. J’espère avoir un retour prochainement avec une date d’exposition.

Le week-end a été tranquille, c’est le deuxième où je n’ai pas ouvert l’ordinateur pour travailler. Hier avec la chaleur je n’ai pas fait grand-chose si ce n’est un atelier portes ouvertes à Belleville où exposait une amie. Très belle expo, inspirant.

Cet après-midi j’ai vu Colony, un film sud-coréen de Yeon Sang-ho qui avait déjà réalisé Dernier train pour Busan. Des zombies encore, mais ceux-là sont connectés entre eux (comme dans la série The Last Of Us), comme des réseaux micellaires. Ils échangent des informations, évoluent et deviennent de plus en plus « intelligents. »  Au début, ils se jettent sur un écran géant représentant le chef d’un restaurant de sushi. Même les zombies coréens sont fascinés par les images. Je ne dirai pas que c’est un grand film, mais j’aime le fait qu’au final ce sont les héroïnes qui viennent à bout de l’épidémie

Après la séance, je suis allée à la Fondation Cartier Bresson pour voir l’exposition Daido Moriyama. Je n’ai pas été emballée par l’expo mais j’ai acheté le catalogue car il y a plusieurs textes du photographe et j’aime la façon dont il parle de la photo. Il y a plusieurs années de cela, je suis tombée par hasard sur 2 de ses ouvrages dans la librairie Mona Lisait, Okinawa s 49 et Tales of Tono qui m’ont fait découvrir son écriture.

Dans Okinawa s 49, il raconte: « What I can say about the extremely personal impression of Okinawa that I experienced then was how everything was so intense, with nothing differentiating day and night, and how unnameable light particles fulfilled every possible thing out there. These were sensations that I could not experience elsewhere and were at times sensual, meaning that it was as though my body had, on a cellular dimension, understood Okinawa preceding my arbitrary thoughts and preconceived notions I possessed then. »

“Ce que je peux dire de l’impression extrêmement personnelle que m’a laissée Okinawa à cette époque, c’est que tout y était d’une intensité telle qu’il n’y avait aucune différence entre le jour et la nuit, et que des particules de lumière indescriptibles imprégnaient chaque chose qui m’entourait. C’étaient là des sensations impossibles à vivre ailleurs, parfois même sensuelles, comme si mon corps avait, au plus profond de mes cellules, perçu et compris Okinawa avant même que mes pensées arbitraires et mes idées préconçues n’aient eu le temps de s’en mêler”

Je me demande si c’est ce que certaines d’entre vous ont ressenti avec la Corée, une connexion physique, sensuelle, qui a du mal à s’exprimer en mots. 

A bientôt

Je mets ici l’image d’un chat coréen en référence à l’image mythique du chien errant de Daido Moriyama (Stray Dog, 1971 )

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